Textes

Michel Audebert est pour moi l'archétype du photographe à la fois créatif dans sa façon de travailler, traditionnel dans ses choix solides et... vice versa. La Nature et les Nus artistiques sont apparemment et paradoxalement deux domaines que l'on pense simples à fixer car les thèmes sont porteurs et qu'ils sont abordés par de nombreux photographes... mais justement il sont aussi donc extrêmement difficiles à concevoir à un haut niveau car peut-être trop usités par des "profanes". 

 

Pourtant, chaque image de Michel Audebert sait apporter un parfait équilibre et un excellent potentiel visuel dont on se souvient même longtemps après, et c'est dans cette force où le beau peut rencontrer le sacré, et dans cet impact qualitatif et créatif qu'il s'exprime au mieux, sachant par ailleurs qu'il faut savoir parfois refréner son envie d'aller plus dans le quantitatif pour ne vouloir privilégier que le qualitatif et le sublime. C'est ici un choix "d'initié" assumé parfaitement. 

 

Exposer Michel Audebert, c'est donc apporter le beau, le naturel et le sacré dans un lieu et ainsi en faire un temple... de la nature et de l'humain réunifiés pour le meilleur ! 

 

 

 

Marc MALDINEZ 

Directeur Fondateur de PHOTOBIS, commissaire d'expositions

 

Octobre 2014


La spécificité apparente de la recherche photographique de Michel

Audebert, s’approche des éléments néo-pictorialistes des années trente du

siècle dernier. D' autre part, même Edward Weston a eu un passé comme

pictorialiste avant d’atteindre la spécialité photographique avec un

langage d’une autre précision, qui rend possible une vision "au-delà" de ce

que la vue est capable "d’enquêter", de ce que perçoit l’ œil normalement.

La nature évocatrice du corps humain, le paysage et ses éléments (air -

eau - terre) sont les principaux moyens d' expression de ce processus, et

là le travail même de Michel Audebert, montre le pouvoir de "capturer"

dans l' image le courant créatif et l' énergie qui circulent à travers, et

relient toutes choses. Une vision aussi universelle qu’intime.

 

 

 

Denitza NEDKOVA

Critique à la Galerie WIKIARTE

 

Septembre 2013 (d' après traduction Google)


C’est en 1975 que l’aventure d’artiste débute pour Michel Audebert. Photographe plasticien il nous emmène dans une quête vers la beauté ou le message est aussi fort que l’image.

 

 

 

« Encore plus qu’un travail sur la représentation, ma recherche est celle de l’expression de la sensation qui émane du sujet photographié… Dans mes suites d'images, la répétition du motif n'a pas de but "hypnotique"... La moindre variation sur le sujet doit en modifier notre perception... J’ai une haute idée de la Photographie en tant que mode d’expression. Par son rapport à la réalité et au temps qui passe, je considère celle-ci comme un art majeur… Elle peut créer l’illusion de la réalité comme l’impression du temps arrêté. Pour moi, la photographie est un formidable instrument de rêve et de nostalgie. »

 

Ici, en quelques lignes, Michel Audebert, photographe plasticien, définit et pose le décor de sa passion créative non pas comme un moyen de restituer une réalité mais bien plus pour exprimer voir transcender la beauté du monde qui l’entoure.

 

C’est en 1975 que son aventure d’artiste débute ; premiers pas dans l’une des villes berceaux de l’expression photographique française en participant aux réunions du fameux Photo-Club du Val de Bièvres non loin du reconnu Musée Français de la Photographie, puis étape après étape, sa carrière s’enrichit de rencontre, d’expositions collectives ou en solo.

 

Comment déterminer ou qualifier son œuvre photographique ? Y a-t-il des inspirations ou des maîtres dans lequel il pose sa propre empreinte ?

C’est vrai qu’avec Michel Audebert on pourrait trouver quelques traces identitaires, ici ou là de Lucien Clergue, de David Hamilton pour ne citer que ces deux grandes figures de la photographie. Son art photographique est plus complexe qu’une simple correspondance, les parallèles s’arrêtent donc là. 

 

Nous ne sommes pas dans de la photographie de nu, de nature ou environnemental. Son travail provoque un sentiment, une sensation voir une réflexion ; la célébration graphique d’une forme, d’une courbe, d’un détail, d’une matière, aura d’ailleurs pour certain un effet contemplatif et fait appel au fond de nous à des codes existentiels bien ancrés.

Le plus étonnant dans son travail, c’est que l’on ne peut dissocier l’envie du photographe de magnifier son modèle qu’il soit humain ou issu de la nature et de lui donner une capacité à s’exprimer dans une harmonie paisible comme pour nous solliciter à une forme de préservation, de respect.

 

Pour le galeriste J. Debaigts « … En réalité, bien qu'il nous propose des images, il nous transmet aussi des messages, ceux de son imaginaire toujours en éveil. Cet homme-photographe est un alchimiste. Devant son objectif la nature se plie à ses pulsions esthétiques, plus qu'elle en impose elle-même…. »

 

Ne cherchez donc pas à le catégoriser dans un domaine ou un autre, observez ses créations comme des œuvres ou son imaginaire prend le pas sur le réel. En mouvement ou statique, sa photographie est un art à la fois facile d’accès et complexe à décoder, rien n’est gratuit et tout est réfléchi et c’est aussi ce qui fait une œuvre d’art, sa capacité à se révéler spontanément et selon ces propres codes.

Michel Audebert est, un architecte, un compositeur de la beauté qui nous entoure, elle prend forme dans une femme, un arbre, un ciel ou une vague et finalement il ressort un sentiment d’un tout, unique. Avec lui, la réalité est abstraite; enfin de compte c’est une autre dimension qu’il nous propose.

 

En 1975, le photographe était né.

Il s’est progressivement mué en plasticien, mutation qui n’avait d’ailleurs pas échappée à Christian Langlois, membre de l’Académie des Beaux-Arts qui en 1997 suscita l’idée à l’artiste de faire le concours d’entrée à la CASA VELASQUEZ en Espagne, établissement international de création artistique et scientifique. 

 

 

 

web-tv FINE ART TV

 

Mars 2011


Michel Audebert: Nature corporelle

 

 

Ma première rencontre avec Michel Audebert a eu lieu à Paris en 2009 dans le cadre de l’association photographique Grains de Beauté-Promotion, j’ai tout de suite été agréablement surpris par l’homme et l’originalité de son travail, que notre monde pourra qualifier pour les deux d’atypique ou d’ésotérique, simplement par manque de temps, car le temps il faut le prendre avec les photographies de Michel Audebert, ce n’est pas la course contre la montre qu’il nous propose dans la démarche de son travail mais bien une pause visuelle, une pause, qui fait du bien a notre esprit, surtout pour nous grands citadins pris dans le tourbillon urbain.

 

Il mène en quelque sorte un combat fondamental de notre existence,

Le bien-être. Son travail est implacable et rigoureux, quoi de plus harmonieux qu’un corps nu si on le comprend, quoi de plus apaisant que la nature brute si on sait la saisir, le tour de passe-passe étant de faire cohabiter harmonieusement ces deux thèmes sans obligations de mise en scènes falsifiées et prétentieuses, ici c’est l’essence même de la vie qui est représentée, la matrice, la femme et la nature, toutes les deux sont mères nourricières et maîtresses incarnant plaisirs, pureté et sécurité.

    

Le choix de travailler en couleur ces deux sujets en direct, sans artifices et non vraiment statiques n’est pas chose facile, beaucoup d’autres photographes auraient certainement opté pour le voyage en noir et blanc, faisant ainsi table rase de certains problèmes de l’ordre de la synthèse additive que l’on peut rencontrer au cours de ce type de prise de vue en extérieur, et ensuite de la colorimétrie et chromie pour le rendu des tirages selon le procédé. 

 

Le fond et la forme se retrouvent à l’avant-scène du travail de Michel Audebert, avec une telle évidente simplicité et invisibilité qu’elle laisse librement notre œil se balader sans demande d’explications techniques. Chevelures, peaux, écorces, racines, végétations, nous renvoie invariablement aux quatre éléments que sont l’eau, l’air, la terre et le feu.

Le cinquième élément étant l’amour que Michel Audebert apporte a son travail, avec élégance, poésie et spiritualité.

 

En conclusion, Michel Audebert et pour moi un photographe conscient de la vitalité que la nature et le corps nous propose et nous apporte.

Ces deux thèmes s’associent pleinement dans son esprit, en opposition à une société, ou bien souvent le virtuel nous éloigne du vrai, du palpable, remplaçant a tort nos sens et notre instinct animal issu de la nuit des temps.

 

A nous donc de faire le premier pas vers le travail photographique de Michel Audebert, de s’obliger le calme nécessaire qui s’impose a notre esprit pour le décortiquer, l’analyser, le comprendre, le savourer et ainsi se le restituer pleinement pour notre plus grand plaisir visuel et intellectuel. 

 

 

 

Jean-Marc MILLIERE

Association GRAINS DE BEAUTÉ-PROMOTION

 

Mars 2011

 

 


Michel Audebert porte sur la nature un regard évident, l'évidence noble et sublimée

telle qu'elle aurait pu être évoquée par HEGEL, lorsqu'il écrivait: "la nature, la réalité

sont des sources auxquelles l'art ne peut se dispenser de puiser.........ce que nous

recherchons et exigeons ce n'est pas seulement la satisfaction du souvenir par le rappel

direct de la vie, mais aussi celle de l'âme"... Chacune des images de ce jeune

photographe fixe en nous bien plus que des interrogations esthétiques, que, justement

des souvenirs de promeneur. Ce sont des entités qui révèlent le non-dit du quotidien.

Le créateur poursuit sereinement, mais avec éclat sa quête du non-vu par nos yeux

souvent aveuglés. En réalité, bien qu'il nous propose des images, il nous transmet aussi

des messages, ceux de son imaginaire toujours en éveil. Cet homme-photographe est

un alchimiste. Devant son objectif la nature plie à ses pulsions esthétiques, plus qu'elle

en impose elle-même. Sur cette voie "philosophale" le passage est étroit. Seuls

quelques artistes s'y aventurent. Michel Audebert est de ceux-ci.

 

En matière de message esthétique, les oeuvres sont ou ne sont pas des "pièces à

conviction". Chaque photographe a sur ce point son regard. Michel Audebert privilégie

la première alternative. Il mène son enquête avec ténacité, plutôt que de laisser le

hasard maître des choses. Capturer, puis capter sont ses buts les plus essentiels, là où

l'eau, le minéral et le végétal gardent encore leur prépondérance. Quels sont, alors les

mystères, les intuitions ou les dons qui le guident? Les questions restent posées. Ses

investigations ne relatent pas le drame ou le déchirement. Michel Audebert révèle

avec volupté les émois de la nature. Le non-dit, perceptible avec finesse dans ses

photographies est plus éloquent que toute affirmation claironnée.

Le chemin de sa création s'élargit après avoir traversé la rue de Poissy. Nous n'en

attendions pas moins.

 

 

 

Jacques DEBAIGTS

Galerie J DEBAIGTS

 

Janvier 1993 - Mars 2000